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"Le jour le plus fou" d'Elizabeth Couquart et Philippe Huet nous raconte le 6 juin 1944 vu par les civils présents et victimes.

C'est un livre profondément humain, plein de tendresse et de tristesse, de joie ou d'horreur parfois. Comment les normands, piégés dans leurs villages, ont-ils vécu le débarquement et les combats qui ont suivi ?

De Ouistreham à Sainte-Marie-du-Mont, de Bénouville à Sainte-Mère-Eglise, des bords de la Dives aux marais de la Douve et du Merderet, les civils piégés entre les alliés et les allemands, racontent "leur" 6 juin 1944.

Comme le dira l'un d'entre eux, "on a souvent dit que nous étions pris entre deux feux, c'est faux Nous étions dans le feu".

Ces récits d'une survie extraordinaire pour certains, d'une mort tragique pour d'autres, montre un autre visage du débarquement, loin de l'héroisme des plages ou du soulagement de la libération.

Treize chapitres, treize histoires : le bon sens paysan mis à mal par les belligérants (faut bien traire les vaches), les français arrêtés par les américains et expédiés en Angleterre car pour eux, un français sur la ligne de front est un ennemi, le martyr de Caen, et cette quête incessante du disparu, des autres membres de la famille, dont certains ne seront jamais retrouvés. L'absurde se mêle à l'horreur absolue et l'on se demande comment il peut être possible de survivre à cela.

Aujourd'hui, des équipes de psychiatres et de psychologues seraient dépêchés auprès des survivants. A l'époque, il n'y avait rien. Quand on tombait, on se relevait et on continuait à avancer.

Vous êtes prévenus, âmes sensibles s'abstenir et munissez-vous d'une boîte de mouchoirs.